Kukuga mélancolique système dix

Kukuga mélancolique système dix vous invite à partager un voyage. Le voyage de dix jeunes acteurs de l’Ecole de La Comédie de Saint-Etienne engagés dans une aventure théâtrale de quatre mois sous la direction de Jean-Paul Delore qui les conduira de Vénissieux à Johannesburg (Afrique du Sud), de Paris-Villette à Maputo (Mozambique) avant de terminer ce fabuleux périple au Théâtre du Parc dans le cadre de La programmation de La Comédie de Saint-Etienne.

Le portrait sera le leitmotiv qui guidera ce chantier artistique au long cours. Ainsi, chacun des dix acteurs sera amené à se révéler dans la confrontation à l’altérité (l’enfant, l’étranger, le monstre et peut-être aussi quelques fantômes enfouis dans la mémoire).
Cet événement est surtout l’occasion de découvrir dix jeunes comédiens prometteurs à la veille de leur immersion dans la vie théâtrale professionnelle… Découvrez-les au fil des étapes que Kukuga vous propose et bonne visite sur ce blog…

27 mars 2009

Filed under: Webcam-paysage — La Comédie de Saint-Etienne @ 10 h 35 min


27 mars 2009, Paysage 23 from Kukuga mélancolique on Vimeo.

Rendez-vous à 5h ce matin.
Dee veut filmer Nom’s et Fanny dans la lumière de l’aube sur l’océan. Je me faufile dans la voiture (plus exactement le gros 4×4 Land Rover de Dee) et laisse tourner ma caméra une heure sur le bord de la baie.

Nom’s et Fanny vivent un moment très fort. Dee les filme à contre jour dans cette aube montante. Et moi, un peu plus loin, je suis très ému. J’ai toujours pensé qu’il y avait quelque chose de particulier à cette heure où la nuit se déchire et le soleil se lève.
Je suis insomniaque. Kind of. Depuis petit, je veille. Très tard. Et ça me brise le coeur, toujours, de le voir se lever, le soleil, et effacer tout de l’obscurité réconfortante de la nuit. D’entendre les oiseaux et les bruits de la ville reprendre leurs droits sur les lieux, et chasser le doux et mystérieux silence du noir.
Comme dans les boîtes de nuit, au petit matin, on rallume violemment les lumières, brisant l’atmosphère magique de la sombre piste de danse.
Je pense aussi au rare mort que j’aie connu, et qui s’est échappé justement à cette heure-ci, juste avant de revoir la lumière du jour. J’aurais aimé savoir ce qu’il pense de mon voyage.
Tout cela au milieu des coureurs, qui entament leur footing dès 5h.

Au retour, Dee nous emmène petit déjeuner gratos au breakfast libre service (dont nous décidons, qu’il est libre service) de l’hôtel Tivoli.

L’après-midi, au Théâtre Mapiko, je m’attarde sur la fresque, que je n’avais toujours pris le temps de filmer, fief de Rosa.
Maianne traduit son texte à Violetta et Lucrecia… sans faire usage du portugais. Et elles semblent se comprendre. (J’aime comment Maïanne traduit le mot « oublier »)

Dans la Casa Velha, Léopoldine, armée de son accordéon, apprend la chanson du « moi » aux acteurs mozambicains et sudafricains. Dans la cour, des ouvriers travaillent le bois.

Le soir, Dee s’empare de ma caméra, pour filmer ma robe. Au risque de vexer Catherine, je dois avouer que je ne pense pas être tombé sur la plus jolie.
A la nuit tombée, pendant que je regarde les arbres, Chico joue de la flûte traversière.

Après la répétition, Victor nous invite, Tommy, Julie, Léopoldine et moi, à manger des langoustes chez lui. Ici, pour moins de 30 euros, on peut compter 4 kilos de langoustes. J’apprends à les découper. Et nous les grillons dans le jardin.

Florent Gouëlou

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